Commune de Bonne

Haute-Savoie

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Bonne NernierLa situation géographique de Bonne au cœur de la province du Faucigny, avec son promontoire qui deviendra Haute-Bonne et son carrefour de chemins menant à Saint-Jeoire, Annecy et Genève, a donné à son histoire un caractère à dominance militaire et commerciale. On n'a cessé au cours des siècles de se battre à Bonne, contre les Genevois, les Bernois et les Français, et de commercer avec ceux qui croisaient sur ses chemins.

Le site de Bonne a vraisemblablement été occupé par l’Homme dès la préhistoire mais les traces les plus anciennes datent de la période gallo-romaine : médailles de cuivre romaines datant des empereurs Vespasien et Domitien ainsi qu’une statuette de la déesse Minerve (patronne des artisans).

Le 13 mars 1246, Bonne entre officiellement dans l'histoire grâce à un document par lequel le chapitre de l'Eglise de Genève donne un albergement (location) à perpétuité, la terre de Charniaz, à Aymon, fils de Guillaume Mestral de Sallanches. Au début du XIIIème siècle, Aymon, Sire de Faucigny, fait construire une "villeneuve" près de son château. Le noyau historique de Bonne divisé en Haute-Bonne, sur le promontoire, et Basse-Bonne, au pied des fortifications et le long de la Menoge, était une Châtellenie (ou mandement) importante du Faucigny.Bonne charniaz

Du début du XIème siècle jusqu’en 1355, les Sires de Faucigny (sans doute initialement vassaux des Comtes de Genève) restèrent à la tête d’un état féodal indépendant de la Maison de Savoie. Le Faucigny intégra les Etats de Savoie en 1355 après tractations entre le roi de France Jean le Bon et le comte de Savoie Amédée VI. Entre temps, il appartint aux Dauphins du Viennois par successions filiales.

Haute-Bonne était avant tout une position militaire des Sires de Faucigny qui fut fortifiée au XIIIème siècle. Le Château occupait alors l’extrémité est du promontoire formant une demi-lune aux murailles élevées (9 à 10m) qui seront ensuite constamment renforcées par les Comtes et Ducs de Savoie successifs. Au XVIIème siècle, les fortifications et le château furent démolies : Bonne ayant perdu de son importance sans qu’on en connaisse réellement les raisons.

Au pied de la citadelle se trouvait Basse Bonne, entourée aussi d’un mur d’enceinte percé de quatre portes d’accès : celle de la route de Saint-Jeoire, celle de la route de Genève, celle de la route d’Annecy et celle de Haute Bonne. Dès 1310, ce bourg actif devint un carrefour commercial grâce aux "franchises" accordées aux bourgeois et jurés de Bonne par Hugues Dauphin du Viennois et Sire de Faucigny. Cela entraîna l’essor commercial considérable de Bonne comme l’attestent les mesures à grains conservées actuellement sur la place de l’église de Haute-Bonne. On y construisit au XVème siècle un hospice pour recevoir les pauvres et les voyageurs malades

La première église de Bonne datait du XIIème siècle, placée sous le vocable de Saint-Pierre et située hors les murs (Basse-Bonne), au hameau "des moulins" en direction de Viuz-en-Sallaz, et entourée de son cimetière. La maison du chapelain se trouvait juste à côté de l’église. En septembre 1282, c’est dans la maison du chapelain de Basse-Bonne que mourut Jean Dauphin du Viennois, fils de Béatrix de Faucigny, suite à une chute de cheval. Sa dépouille reposera sur la pierre d’autel de l’église Saint-Pierre. Avec le temps, l’édifice perdit de l’importance et dès 1411 servit uniquement pour les célébrations des enterrements, le culte dominical ayant alors lieu à Haute-Bonne. Au XVIème cette église est ruinée (sans doute suite aux guerres) et ne sera pas relevée ; ses pierres serviront à la population pour la construction des maisons mais le cimetière demeurera. Il subsistera également la pierre d’autel transportée dans la cour du presbytère de Haute-Bonne où elle restera jusqu’à un passé récent avant de… disparaître.

Eglise Saint-Nicolas de BonneLa construction de l’église primitive Saint-Nicolas située sur le promontoire de Haute-Bonne, est sans doute contemporaine à l’édification du château (XIIIème siècle). 1581, comme l’indique l’inscription sur le portail d’entrée, est la date d’une des restaurations de l’édifice qui est composite c'est-à-dire de plusieurs périodes allant de la fin du Moyen Age (culs de lampe sculptés) au début du XXème siècle (travaux sur la voûte, fenêtres…).

Malheureusement, Bonne était trop souvent sur la route des guerres médiévales et on relève dans ses archives des mouvements de troupes allant jusqu'à 500 hommes. Au fil de l'histoire des négociations, des trahisons, des pillages et des massacres, Haute-Bonne devint alternativement une prison pour les Genevois et les Savoyards. Les troupes de Genève s'y sont heurtées violemment et fréquemment face à la puissance de la Savoie.

En 1524, un Genevois, Amé Lévrier, Conseiller épiscopal, a même été décapité sur la place du château de Haute-Bonne pour une sombre histoire de pouvoir temporel revendiqué par les Vidomnes ou Intendants de Genève et les Ducs de Savoie. Cette exécution semble avoir été le point de départ des guerres qui tourneront souvent au désavantage des Savoyards.

En 1589, Bonne fut le cadre de rencontres sanglantes pendant la guerre de religion opposant catholiques savoyards et protestants genevois, se soldant par la prise du château de Bonne.

A l’automne 1590, les propriétaires genevois de vignobles à Bonne pensent pouvoir tranquillementVieux pressoir vendanger leur raisin mais le Duc Charles-Emmanuel Ier de Savoie ne l’entend pas de cette oreille et sûr de lui, prépare une embuscade. Mais ce sera la curée pour les troupes savoyardes laissant ainsi aux genevois tout loisir de déguster leurs vendanges terribles…

Dans la nuit du 11 au 12 décembre 1602, aidé par de nombreux mercenaires espagnols, le Duc de Savoie Charles-Emmanuel tenta une ultime fois de s’emparer de Genève. Pour ce faire, un contingent de l’armée partit de Bonne à 18 heures. Cette opération s’acheva par un échec cuisant, les savoyards ont entre autre, reçu sur la tête la marmite de soupe bouillante de la Mère Royaume. Cet épisode reste connu sous le nom de "l'Escalade" et aurait pu devenir une guerre de religion sans les médiations du Pape Clément VIII et du Roi Henri IV.

Dans la nuit du 11 au 12 décembre 1602, aidé par de nombreux mercenaires espagnols, le Duc de Savoie Charles-Emmanuel tenta une ultime fois de s’emparer de Genève. Pour ce faire, un contingent de l’armée partit de Bonne à 18 heures. Cette opération s’acheva par un échec cuisant, les savoyards ont entre autre, reçu sur la tête la marmite de soupe bouillante de la Mère Royaume. Cet épisode reste connu sous le nom de "l'Escalade" et aurait pu devenir une guerre de religion sans les médiations du Pape Clément VIII et du Roi Henri IV.

La Savoie est gouvernée par Victor-Amédée II à partir de 1681 ; c'est un prince belliqueux qui prend part aux guerres contre la France. Il devient roi de Sicile en 1713 et de Sardaigne en 1718. Bonne devient donc sarde. En 1680, il a besoin d'argent pour son mariage avec l'infante d'Espagne et il vend une partie de son domaine du Genevois et du Faucigny au sénateur Charles Duclos-Fresnois, qu'il nomme Comte. Le mandement de Bonne est érigé en Comté. Victor-Amédée II impose le français comme langue officielle pour les édits, ordonnances et décrets royaux et il réunit la Cour des Comptes de Savoie avec celle de Turin. Les guerres successives auxquelles participe Victor-Amédée II n'aident pas Bonne à retrouver la prospérité ; la misère est à son comble pendant une nouvelle occupation des Français de 1703 à 1713. Une série d'hivers rigoureux n'arrange rien, pas plus que l'occupation des espagnols de 1742 à 1749 qui pèse lourdement sur la région.

En 1792, c'est la création du Canton de Bonne, mais en 1800, Genève entre dans la République Française et devient la capitale du département du Léman.

Le 8 janvier 1815, la Savoie retrouva son indépendance et le giron sarde. L'annexion définitive de la Savoie à la France en 1860 entraîna alors un redécoupage des cantons et Bonne fut rattachée à Annemasse.

Blason de la commune de BonneSa configuration géographique étendue sur 858 hectares et son altitude variant de 496m à Loëx jusqu’à 1303m aux Voirons, confèrent à Bonne plusieurs atouts : commerces, agriculture, alpages, villégiatures, forêts...

Commune limitrophe avec Cranves-Sales, Lucinges, Fillinges, Nangy et Arthaz, elle est traversée par le torrent de la Menoge ce qui lui vaudra, pendant une période, l’appellation erronée de Bonne-sur-Menoge.

En 1886, la population atteint 900 habitants, puis régresse pour passer à 700 habitants à la veille de la guerre de 1914-1918. L'exode rural empêche tout renouveau dans le village jusqu'en 1968, qui compte 900 habitants.

Le village de Loëx a fusionné avec Bonne le 1er janvier 1973, lui apportant la qualité d'un plateau agricole abritant un village rural typique, regroupé autour de son château et d'une petite chapelle.

En 1993, la construction d'une déviation rétablit passagèrement un flux acceptable de véhicules dans la traversée de Bonne. Depuis cette date, la population connaît un développement régulier : au recensement de 1999, la commune comptait 1815 habitants, en 2002, la population était de 2098 habitants, en 2015, nous dépassons les 3000 habitants.


Roue à eauLe 1er janvier 2003, Bonne fonde la Communauté de Communes des Voirons avec 5 autres communes : Lucinges, Cranves-Sales, Juvigny, Saint-Cergues et Machilly, regroupant 13000 habitants. Depuis janvier 2008, les six communes de la C.C.V. se joignent à la C.A.R.A. et forment ainsi la Communauté d'Agglomération Annemasse - Les Voirons, regroupant douze communes soit 75000 habitants.

Son objectif est d'associer les communes afin de répondre aux contraintes d'aménagement du territoire mais aussi de coordonner les politiques communales d'un même bassin de vie (urbanisme, habitat, déplacement, ...).

 

La Rampe MaximeEn empruntant la rampe Maxime (chemin piéton), vous accédez à Haute-Bonne, traversée par une rue unique où règne une atmosphère sereine et authentique avec au centre l'église Saint Nicolas. Dans la poursuite de votre balade, vous découvrirez un oratoire situé à l'embranchement des routes de Juffly et de Limargue. Il fut édifié vers 1860, en gage de reconnaissance et de protection du village, à la suite d'éboulements qui s'étaient produits dans les Voirons et qui avaient épargné Bonne.

 

En direction des Voirons, sur votre gauche se trouve le château d'Orlye.Château d'orlye

Vous rejoindrez enfin le sentier pédestre, "Balcons du Léman" balisé sous l'appellation G.R.. Il traverse Loëx, Bonne, atteint la crête des Voirons et se termine à Saint-Gingolph. Les randonneurs auront alors une vue panoramique sur le Bassin Lémanique, la Vallée Verte, les montagnes du Giffre, des Aravis et le Mont Blanc.

En redescendant en direction de la Charniaz, vous passerez devant la Pierre de Saussure. Elle appartient au Club Alpin Suisse, dédiée à Henri de Saussure, descendant du célèbre alpiniste. Pour terminer la visite, les curieux pourront se diriger vers la petite Chapelle de Loëx.

Une idée lumineuse

En 1760 naquit à Genève Pierre Amy Argand dont les parents joailliers et orfèvres étaient natifs de Bonne. A l’âge de 34 ans, alors qu’il vivait en Grande-Bretagne (il était un savant universellement reconnu), il améliora le système de combustion de la lampe à huile. Bien qu’il déposa un brevet, les contrefaçons furent multiples et ce fut un de ses proches amis, Antoine Quinquet, apothicaire à Paris, qui s’empara de l’invention et après quelques modifications insignifiantes, imposa la nouvelle lampe qui éclairera des générations en prenant le nom de "quinquet".

Une maison d’accouchement

De 1939 jusqu’en 1957, Bonne fut dotée d’une maison d’accouchement créée par Mme Renand, sage-femme. C’est dans cette maison que de nombreux bonnois pousseront leur premier cri grâce aux bons soins de la sage-femme qui laissa à chacune de ses parturientes un souvenir impérissable.

 

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